Nancy remporte son troisième titre à Bercy
D'entrée de jeu, les Nancéens prennent les choses en main par l'intermédiaire de Bestron pour mener rapidement au score (16-9, 8'). Bonneville permet toutefois aux Roannais de ne pas sombrer complètement et de maintenir l'écart (22-16, 10'). Plus en jambes dans le second quart-temps, les Roannais reviennent à un point (29-28, 15') de leurs homologues mais Kasperzec et Bestron permettent à Nancy de reprendre une légère avance à l'issue du second quart-temps (38-34, 20').
Impressionnant Kasperzec
Après la pause, les deux équipes s'emballent et se rendent coup pour coup le large (51-38, 23' puis 58-47, 28'). Mais, à ce petit jeu ce sont les Roannais qui se montrent les plus forts par l'intérmédiaire de Diakite, auteur d'un formidable dunk et de quatre lancers francs consécutifs réussis (68-61, 32'). Les hommes d'Emmanuel Poyet reprennent confiance, Moeran et Diakite ramenant à nouveau même les siens à un point du SLUC (70-69, 35'). Tout reste alors possible pour les deux équipes mais les inévitables Bestron (19 pts) et surtout Kasperzec (23 pts au total) permettent à Nancy d'arracher une troisième Coupe de France après ceux de 1978 et 2002.
Les déclarations :
Emmanuel Poyet (entraineur Roanne) :
« Cest toujours une déception de perdre une finale. Nous avons été bon mais ce nétait pas un grand match pour nous, il y avait en plus en face une bonne équipe de Nancy. Mais nous avons donné une bonne image de notre club et de notre jeu. Il faut dire que 60% des joueurs viennent de léquipe minime. Cinq joueurs avaient déjà vécu la finale lannée dernière. Ils ont pu transmettre leur vécu à leurs coéquipiers. Nous avons fait une meilleure approche et entame de match que lannée dernière. Nous navons pas vraiment à rougir de cette défaite. »
Romain Bonneville (ailier, n°8 de Roanne) :
« On y croyait vraiment. Perdre la finale deux années de suite, cest un peu frustrant. Nous avions lenvie de réussir, nous étions un groupe soudé. Nous y avons cru jusquau bout. »
Didier Duvoid (entraineur Nancy) :
« Nous savions que Roanne était une équipe de guerriers, ils avaient du vécu puisquils ont été Champions de France Minimes. On savait donc que ça allait être difficile. Nous avons joué en dents de scie, nous navons pas été adroit à 3 points en 1ère mi-temps (O/12). Mais par chance Roanne nest pas parvenu à repasser devant. Avec cette équipe nous avons effectué un travail de formation de 3 ans. Il y a deux ans nous étions déjà présents en finale de Coupe de France, seul Julien y avait participé. Cela montre que lon existe et que ça se passe bien pour Nancy. Si lon peut arriver à amener quelques jeunes en pro, on aura tout gagner. Notre principal but est de former des jeunes pour le haut-niveau. »
Julien Bestron (pivot, n°7 de Nancy) :
« Nous avons douté dans le 4ème quart-temps, nous avons pris beaucoup de shoots forcés. Sur le terrain, cétait le même genre de match quil y a deux ans. Mais cétait beaucoup plus fort, on est une bande de potes qui joue ensemble depuis deux ans. Cétait notre dernier match tous ensemble. »
David Morabito (meneur, n°6 de Nancy) :
« Jai ressenti une grande émotion en soulevant la coupe. Mais le basket est un sport collectif, cest une victoire de groupe. Comme on la dit toute lannée aux jeunes, qui nont pas joué beaucoup, sans eux on existerait pas. Cest tout le groupe qui gagne. »
SLUC NANCY bat CHORALE ROANNE : 87-77
(22-16, 16-12 ; 27-20, 22-23)
Arbitres : MM. Mateus et Bissang
Palais Omnisports Paris Bercy
7OOO spectateurs
Les marqueurs de Nancy :
Morabito (5), Bestron (19), Blanque (7), Salmon (20) puis Jean Jacques (4), Elkhir (0), Kasperzec (23), Piault (2), Metin (3), Malanda (4).
Les marqueurs de Roanne :
Diakite (14), Bonneville (14), Alex (6), Cheriet (6), Chaize (0) puis Zaza (3), Vignon (2), Moeran (28), Martinet (4).
La galerie photo
Sur place au POPB
Julien GUEU et Anne-Charlotte DUSSEAULX
Service de presse FFBB